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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 14:39

Conférence régionale des partis et organisations de la Conférence Internationale de Partis et Organisations Marxistes-Léninistes (CIPOML) – www.cipoml.info

Non à l’Union Européenne anti sociale, anti-démocratique et militariste

La reprise de l’économie capitaliste mondiale n’est pas à l’ordre du jour. La reprise est sans cesse annoncée pour demain, mais pour la grande majorité des pays, c’est la stagnation, voire la récession. Les pays dits émergents sont à leur tour rattrapés par la crise.

Au sein de l’Union européenne, les gouvernements de droite, sociaux démocrates ou les gouvernements de coalition, imposent de brutales politiques d’austérité et la Commission européenne est chargée d’en contrôler l’application stricte. Dans la zone Euro, elle exerce même un contrôle a priori des budgets des différents gouvernements, veillant à ce qu’ils remplissent les critères néolibéraux de baisse des budgets et de l’endettement des Etats.

Ce dogme néolibéral de la réduction de l’endettement des Etats à hauteur de 3% du PIB est devenu la « règle de plomb » inscrite notamment dans le traité Merkel Sarkozy (le « pacte fiscal »), véritable machine de guerre contre les acquis sociaux, la protection sociale, les services publics.

L’offensive des patrons, des gouvernements et de la commission européenne se concentre sur la baisse drastique des salaires, l’augmentation de la productivité qui, combinées, permettent l’augmentation des profits des monopoles. La crise est un formidable prétexte pour la généralisation de la flexibilité et la remise en cause des droits et acquis de la classe ouvrière et des masses travailleuses. La politique de méga austérité imposée par la « troïka » (Banque centrale européenne, Union européenne et FMI) à la Grèce, appliquée par le gouvernement de coalition entre la droite et la social- démocratie, provoque d’immenses dégâts sociaux, un recul sans précédent du niveau de vie, une baisse de l’espérance de vie et du niveau sanitaire de la population, sans parler de l’hémorragie de jeunes, de travailleurs qualifiés, qui ont quitté leur pays, dans l’espoir de trouver du travail dans d’autres pays . La même chose se produit en Espagne, en Italie, au Portugal, où le taux de chômage atteint des sommets, notamment parmi les jeunes travailleurs, où des millions de familles vivent en dessous du seuil « officiel » de pauvreté.

L’Europe est synonyme de politique d’austérité, de régression sociale...

Pour les travailleurs et les peuples, pour la jeunesse, pour les femmes des milieux populaires, l’UE est synonyme de politique d’austérité, de régression sociale, de mise en concurrence de tous contre tous, de dumping social, de chômage de masse, de misère. Dans tous les pays de l’UE, la classe ouvrière et les masses travailleuses sont au chœur de la contestation de cette politique : une contestation massive, faite de grèves, de manifestations, de mobilisations qui mettent dans la rue des millions de personnes, de travailleurs des villes et des campagnes, de retraités... bref de toutes les victimes de cette politique. Les médias contrôlés par les monopoles les passent sous silence, car l’oligarchie financière, les gouvernements à son service, la commission européenne, son instrument, craignent par-dessus tout, que ces combats, contre les mêmes politiques, ne se renforcent les uns les autres, et que la classe ouvrière et les masses travailleuses ne prennent conscience de leur force et de leurs intérêts communs et qu’ils entraînent dans leur combat toutes les couches victimes de ces politiques d’austérité.

... et de réaction

Pour imposer ces politiques d’austérité et de compétitivité, l’oligarchie financière, les monopoles, les banques. n’hésitent pas à mettre en place des gouvernements non élus, des alliances gouvernementales comprenant des partis d’extrême droite et d’imposer des normes et des directives européennes qui ont force de loi, qui s’imposent aux gouvernements, aux parlements et aux institutions nationales. C’est ainsi qu’en Italie, c’est la troïka qui a commencé par imposer un premier gouvernement non élu et elle a donné son appui à un troisième gouvernement, toujours non élu, dirigé par un dirigeant libéral réformiste qui veut accélérer la mise en place de mesures anti ouvrières et d’un système présidentiel autoritaire. Austérité rime avec plus de réaction, plus de répression contre tous ceux et celles qui s’y opposent, plus de criminalisation de la constatation sociale.

Cela ne fait que souligner le caractère antisocial et anti-démocratique de l’UE. Le véritable pouvoir est entre les mains des chefs d’Etats et de gouvernements et d’une commission européenne non élue, qui décide et élabore des directives qui s’imposent aux Etats, sous la pression de représentants des lobbies des monopoles. Le parlement européen pléthorique discute, mais ses décisions n’ont que peu d’effets. Il sert de caution « démocratique » à une UE qui ne l’est pas.

Non à l’Europe forteresse, une Europe militariste

Une UE qui se retranche derrière un arsenal de lois, de bateaux militaires, de murs, pour faire la chasse aux candidats à l’émigration, entassés dans des embarcations, dont des milliers ont chaviré dans la Méditerranée. Avec « Frontex », les camps de rétention, comme celui de Lempedusa, les murailles de barbelés, cette « Europe forteresse » veut se « défendre » des hommes et des femmes qui fuient la misère, les guerres, dont elle est elle- même responsable.

En effet, c’est l’UE qui intervient aujourd’hui militairement en Centrafrique, une intervention décidée et mise en œuvre sur le terrain en premier lieu par l’impérialisme français qui a appelé à la rescousse ses alliés de l’UE. Certains gouvernements ont envoyé des troupes, d’autres soutiennent sur le plan logistique, mais aucun n’a condamné cette intervention qui vire au bourbier, comme toutes les interventions militaires impérialistes en Afrique. Leur principal objectif est le maintien de la domination néocoloniale, le contrôle des sources de matières premières, notamment les gisements d’uranium. Les puissances impérialistes les plus agressives et bellicistes au sein de l’UE, notamment l’impérialisme français, l’impérialisme britannique, et de plus en plus l’impérialisme allemand, jouent un rôle particulièrement dangereux et réactionnaire pour pousser l’UE à se doter de moyens militaires, pour défendre « ses » intérêts, notamment en Afrique, considérée comme une « chasse gardée ». Cette politique qui se mène en étroite collaboration avec l’impérialisme US, engloutit des milliards et pousse à la militarisation dans tous les pays de l’UE. Elle est directement dirigée contre les luttes des peuples d’Afrique, qui se battent pour se débarrasser de la domination impérialiste et les cliques réactionnaires au pouvoir dans ces pays qui en sont les instruments.

Les négociations secrètes autour du « grand marché transatlantique »

La commission européenne négocie depuis des mois, dans le secret, les modalités de l’accord transatlantique avec les représentants du gouvernement, du ministère du commerce et des grandes entreprises US. C’est un traité de « libre échange », néolibéral, qui veut briser les normes de protection de la qualité des aliments, de l'environnement et amplifier l'ouverture de tous les marchés, en particulier les marchés publics, aux appétits des monopoles. Ces accords pourraient permettre aux monopoles de traîner les États devant un tribunal privé qui peut les condamner pour entrave à la « libre » concurrence. Ce traité est présenté par Obama comme un « Otan » en matière commercial, destiné à combattre la puissance économique de la Chine et des autres concurrents de l’alliance USA-UE, selon la formule : unissons- nous contre le reste du monde et partons ensemble dans la guerre économique pour la conquête des marchés et le contrôle des matières premières et des sources d’énergie. Cet accord est une machine de guerre contre les travailleurs et les peuples du monde entier, à travers la mise en concurrence de tous contre tous. Les seuls bénéficiaires de la « concurrence libre et non faussée », ce sont les monopoles les plus puissants. Il est urgent que se développe dans tous les pays de l’UE un large mouvement pour exiger l’arrêt de ces négociations.

La situation dangereuse en Ukraine

C’est cette politique qui a conduit à la situation dangereuse qui règne actuellement en Ukraine et dans toute la région, menaçant de dégénérer en confrontation militaire de grande ampleur.

A l’origine, il y a les contradictions inter impérialistes, la politique d’expansion à l’Est de l’UE, sous l’impulsion de

l’impérialisme allemand qui y voit un moyen de renforcer son leadership au sein de l’UE et peser ainsi davantage dans la concurrence que se livrent les puissances impérialistes au niveau mondial.

L’Ukraine est un grand pays, aux ressources très importantes et qui occupe une position géostratégique essentielle pour la Russie. Avaler l’Ukraine dans la sphère d’influence de l’UE, c’est porter un coup de grande ampleur à la Russie et aux ambitions de ses dirigeants de faire de leur pays une grande puissance impérialiste. Personne ne pouvait l’ignorer. Or c’est exactement ce qu’ont fait les dirigeants de l’UE, n’hésitant pas à soutenir des forces réactionnaires, y compris des forces ouvertement fascistes, qui ont pris le pouvoir à travers un coup d’état. La réaction de Poutine a été immédiate. L’impérialisme US est entré ouvertement en action, pour prendre en mains la gestion de cette crise et se placer à la tête de ses alliés européens, qui ont tissé depuis des années des liens économiques avec la Russie. L’impérialisme français lui vend des armes, l’impérialisme allemand dépend en partie de ses livraisons de gaz, l’impérialisme britannique a besoin des milliards de l’oligarchie financière russe. et une grande partie du gaz consommé par les Etats de l’UE passe par les gazoducs ukrainiens. A la faveur de cette crise, l’Otan s’est étendu à l’Est, toujours plus près des frontières de la Russie, ce qui ne fait qu’alimenter la tension.

Les grandes puissances impérialistes sont directement impliquées et se font face. Si aujourd’hui, aucune ne veut une confrontation militaire directe, une situation d’instabilité s’installe dans la région, sur fond de relance de la militarisation. L’UE apparaît de plus en plus clairement comme un bloc impérialiste dont les ambitions mettent en danger la paix. Certes, l’unité n’est pas totale en son sein, mais c’est le cours que les puissances impérialistes dominantes en son sein imposent et développent en son nom.

Il faut souligner ici, l’identité de vue entre les partis sociaux démocrates et les partis conservateurs. Ils ont tous soutenu la réaction alliée à l’extrême droite en Ukraine et ils saluent tous le retour sur le devant de la scène de l’Otan. La façon dont a été saluée la nomination de Stoltenberg, un dirigeant de la social-démocratie norvégienne au poste de secrétaire général de l’Otan par l’ensemble de ces forces en est une illustration.

Les travailleurs et les peuples rejettent cette Europe

L’ensemble de cette politique fait aujourd’hui l’objet d’un profond rejet des travailleurs et des peuples. Cette contestation ne cesse de grandir partout. Les forces progressistes, révolutionnaires, les forces anti impérialistes, les partis et organisations marxistes léninistes ont l’impérieux devoir de se porter à la tête de cette vaste protestation qui touche toutes les couches du peuple, à commencer par la classe ouvrière. Se porter à la tête de cette contestation, cela signifie combattre sans répit les politiques d’austérité, les gouvernements et l’UE qui les imposent. C’est soutenir les aspirations et les combats des travailleurs et des peuples contre le caractère anti démocratique de l’UE, contre la nature impérialiste de sa politique et contre la négation du droit des peuples à décider de leur avenir.

Les forces réactionnaires, l’extrême droite, des groupes et partis ouvertement fascistes veulent instrumentaliser cette contestation, pour l’entraîner dans la voie dangereuse du nationalisme, de la division, de la xénophobie. Pour eux, l’ennemi n’est pas le système capitaliste, mais ce sont les autres peuples, ou les « étrangers ». Ces forces veulent utiliser les élections européennes pour se renforcer, pour faire élire des députés et bénéficier moyens financiers de l’UE pour étendre des leur travail.

La position des partis et organisations ml sur les élections européennes

Les partis et organisations marxistes léninistes, signataires de cette déclaration, nous allons développer notre analyse de la nature de l’UE et de sa politique et faire connaître nos positions à l’occasion de ces élections. Ces élections sont à l’image de la construction européenne ; c’est une caricature de démocratie.

Dans les pays où il existe des forces qui se présentent à ces élections, sur des positions de lutte contre l’UE de l’austérité, de la réaction, de la guerre, nous appelons à voter pour ces listes. Dans les pays où cela n’est pas le cas, où le choix est entre des forces qui soutiennent l’UE et des forces qui en critiquent certains aspects, sans en remettre en cause ses fondements ni ses objectifs, et développent des illusions sur la possibilité de la réformer, nous ne soutenons aucune des listes et développons une politique active en faveur de l’abstention.

Dans les pays où des forces progressistes se battent pour la sortie de leur pays de l’UE, où elles ont un soutien populaire, où elles sont engagés dans des fronts larges qui présentent des listes sur cette base, nous appelons à voter pour elles. Nous populariserons ces listes au plan international, au nom du droit des peuples à décider de leur sort. Nous dénonçons tout chantage, toute tentative d’occulter leur combat ou d’en dénaturer la sens et la portée.

Dans tous les cas, nous mettons en avant les axes suivants :

A bas l’UE impérialiste

Stop à la politique d’austérité de l’UE

Non à l’UE de l’austérité et de la réaction

Non à l’Europe de la criminalisation de la contestation sociale

Non à la politique de guerre de l’UE,

Non au traité transatlantique

Non au projet d’Etats Unis d’Europe

Non à l’Europe impérialiste

Pour le droit des peuples à sortir de l’UE

Oui à la solidarité des travailleurs et des peuples.

Conférence régionale des partis et organisations membres de la Conférence Internationale de partis et organisations marxistes léninistes

Allemagne, avril 2014

Allemagne : Organisation pour la construction d’un parti communiste ouvrier (Arbeit Zukunft) ; Danemark : Parti Communiste des Ouvriers du Danemark – APK ; Espagne : Parti Communiste d’Espagne marxiste-léniniste – PCEml ; France : Parti Communiste des Ouvriers de France – PCOF ; Italie : Plate-forme Communiste d’Italie ; Norvège : Groupe marxiste léniniste Révolution ; Turquie : Parti du Travail EMEP

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Published by Antonio Artuso - Reconstruction communiste Canada
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