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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:21

From: raymond@echecalaguerre.org

To: diffusion3@echecalaguerre.org

Subject: Un article à lire sur le récent Sommet de l'OTAN

Date: Wed, 10 Sep 2014 22:31:46 -0400

Bonjour,

Vous trouverez, ci-dessous, un article sur le récent sommet de l’OTAN, soumis pour publication au Devoir et non encore publié. À lire !

Solidairement,

Raymond Legault, pour le Comité de suivi du Collectif

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L’OTAN, instrument du militarisme globalisé !

Par Mouloud Idir (L’auteur est l'un des porte-parole du Collectif Échec à la guerre. Il s'exprime ici à titre personnel).

Les chefs d’État et de gouvernement des 28 pays membres de l’OTAN et de nombreux représentants d’États partenaires de cette alliance militaire se rencontrent les 4 et 5 septembre à au Pays de Galles.

La crise ukrainienne sera évidemment au cœur des discussions de ce Sommet, notamment la volonté des pays dominants de l’OTAN de doter l’organisation d’une force de réaction dite « très rapide », plus exactement nommée Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF). En agitant le spectre de la menace russe, l’OTAN cherche notamment à enrôler les pays de la sous-région baltique dans sa logique expansionniste. Cela s’apparente à une sorte de mise sous tutelle des armées et des espaces des plus petits États membres et partenaires de cette organisation par les grandes puissances, sous le fallacieux prétexte de protection, de logistique et d’encadrement.

Sans doute faut-il rappeler que la tension qui prévaut actuellement entre l’OTAN et la Russie tient surtout de la logique expansionniste d’une Alliance qui ne cesse de s’étendre aux frontières de la Russie, au risque d’une escalade militaire. La crise ukrainienne étant notamment le produit de la destruction du cadre du droit international que l’on a connu depuis le milieu des années 1990 et qui s’est manifestée au sujet du Kosovo (1998 et 1999), puis de l’Irak (2003).

Les dividendes de la paix que le monde attendait après la Guerre froide ne se sont aucunement matérialisés. Les États-Unis et leurs plus proches alliés ont plutôt choisi de dévaloriser l’ONU, critiquant son « indécision », son « incapacité » ou ses « faibles moyens » pour résoudre les conflits. Ces critiques constituaient une tentative pour justifier leurs propres campagnes guerrières, généralement illégales en vertu de la Charte des Nations unies et des autres instruments du droit international et dont on peut constater les conséquences désastreuses notamment en Irak, en Afghanistan et en Libye. Le discours et les actions des principaux ténors de l’OTAN sont donc ouvertement entrés en contradiction avec le mandat de l’ONU, dont le but premier est de « maintenir la paix et la sécurité internationales ».

Aujourd’hui, la sophistication des armements, leur miniaturisation et leur prolifération restent cachées tandis que la violence « légitime » de la guerre s’impose, notamment sous le couvert de concepts humanitaires et d’attaques dites préventives. Les assassinats ciblés, comme les interventions virtuellement téléguidées, cherchent à créer un état de fait et à faire accepter le consensus politique mondial qui existerait, soi-disant, en faveur de la guerre.

Il s’agit d’isoler les puissances émergentes qui dérangent l’hégémonie de l’impérialisme atlantiste et de coopter tous les pays derrière cette stratégie martiale qui criminalise le pacifisme et le discours internationaliste.

Nous vivons actuellement avec les avatars de cette destruction des règles du droit international, destruction dont les États-Unis et l’OTAN portent une grande responsabilité. Il n’est pas possible de trouver un cadre de résolution de cette crise sans règles qui soient reconnues par tous. Et dans ce cadre l’Alliance ne contribue nullement à apaiser les tensions.

La position du Canada

S’agissant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper, qui y sera, insistera - aux dires du Ministère des Affaires étrangères - sur l’engagement inébranlable du Canada envers l’Alliance et sur la nécessité de réagir avec vigueur et de manière coordonnée aux efforts russes visant à déstabiliser l’Ukraine, à en miner la souveraineté et l’intégrité territoriale. Il aura de franches discussions avec ses homologues, au sujet des défis urgents en matière de politique et de sécurité auxquels est confrontée la communauté transatlantique, notamment en ce qui concerne la sécurité en transition en Afghanistan.

Le gouvernement canadien refuse pour l’instant de dévoiler s’il entend participer à la formation de cette force d’intervention, malgré sa rhétorique intransigeante face à la Russie. Il y aurait tant à dire sur le rôle actif du Canada dans cette destruction de l’ordre international, notamment par sa participation directe et de plus en plus empressée aux guerres par l’envoi de matériel de guerre, le tout sous couvert de discours moraux et humanitaires servant de prétexte aux occupations. Sans doute faudrait-il aussi garder à l’esprit que les « réserves » de Stephen Harper à faire des « annonces » d’augmentations de budget militaire et de participation à la V-JTF ne sont que des positions de négociation face à l’indécision de l’administration Obama, notamment sur le dossier du pipeline Keystone-XL. Vigilance donc.

La riposte des mouvements sociaux

En dépit d’un impressionnant quadrillage policier, des milliers de militants anti-guerre et pacifistes participent à un contre-sommet du 30 août au 5 septembre. Ils protestent contre les sommes colossales dépensées pour la protection des membres de l’OTAN, et dénoncent la politique d’expansion militaire de l’Alliance, qu’ils jugent en partie responsable de la crise en Ukraine.

Rappelons qu’ici même au Québec, en novembre 2010 - au terme d’un important Sommet populaire contre la guerre et le militarisme qu’a organisé le Collectif Échec à la guerre - plus de 119 organisations de la société civile et plus de 160 personnalités ont endossé une Déclaration appelant la population québécoise à se mobiliser en vue d'une réduction importante des dépenses militaires et la tenue d’un vaste débat public sur la politique étrangère canadienne. Le texte plaidait aussi la fin du partenariat militaire avec les États-Unis et le retrait du Canada de l’OTAN, tout en s'en prenant aux discours instrumentalisant les droits des femmes et la promotion de « la responsabilité de protéger » pour justifier des expéditions guerrières au mépris du droit international.

Ce même plaidoyer a été réitéré en juin dernier lors du Forum social mondial sur les initiatives de paix et la sécurité humaine qui s’est tenu à Sarajevo. Pour être conséquente et cohérente, notre opposition aux guerres d’occupation et d’expansion de l’OTAN dans lesquelles s’insère le Canada aux côtés des États-Unis, doit s’accompagner d’une revendication claire en faveur du retrait du Canada de l’OTAN.

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Published by Antonio Artuso - Reconstruction communiste Canada
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